Aider une famille au Chili

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Quand nous avons commencé à planifier notre voyage, nous pensions nous installer au Chili, pays d’Amérique Latine où l’économie était la plus stable, d’après Internet. Première étape, Santiago de Chile, la capitale. Nous venons aider dans une famille. Au programme, ménage, vaisselle et lessive.

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Fiche pratique

Lieux:
Santiago de Chile
Travail:
Aider aux tâches ménagères dans la maison
Temps de travail:
3 à 4 heures par jour, 5 jours par semaine
Échange:
Une chambre dans la maison

Dernière étape en Amérique Latine, Le Chili; premier stop: Santiago

Après plus de 21 heures de bus, nous arrivons à Santiago de Chile, la capitale. Direction les quartiers chics, notre volontariat se trouve à une heure de bus du centre-ville, mais avant nous nous arrêtons pour manger, nous serons plus efficaces pour chercher l’emplacement le ventre plein. Arrivé dans le quartier, c’est moi qui dirige la marche, mais il semblerait que j’aie surévalué mes capacités en matière d’orientation et je nous envoie dans le sens opposé. Ça commence bien! Après 10 minutes de marche, nous faisons donc demi-tour et finissons par trouver l’endroit indiqué. Partons à la rencontre de la famille.

La rencontre avec la famille

Nous faisons d’abord la connaissance de David, le papa qui nous présente Amanie, 6 ans et Martin, 4 ans, Andra, la maman, arrive un peu plus tard. La maison est un vrai capharnaüm, nous comprenons vite pourquoi ils ont besoin de notre aide. David nous explique qu’ils ont une manière différente de voir l’éducation. Dans cette famille, on n’élève jamais la voix, ils sont contre toute forme de punition et favorisent le dialogue, leur maître-mot, COMMUNICATION. Andra est psychologue de formation et David est traducteur-interprète.

Directement dans le bain

La famille nous montre notre chambre au premier étage et nous explique la répartition des tâches. Cette maison ne leur appartient pas, nous sommes dans la maison du frère de David qui est parti à Londres pour une spécialisation d’un an en médecine. Les enfants dorment avec les parents au rez-de-chaussée. Par contre, c’est au premier que se trouve la télévision et les jeux; ils passeront donc du temps ici la journée et parfois en soirée.

Même s’il a déjà 4 ans, Martin boit toujours au sein de sa maman. Nous sommes en Amérique latine depuis presque 6 mois et voir des mamans allaiter en public ne nous étonne plus vraiment. Ici, ce n’est pas un tabou comme en Europe, c’est même une pratique très courante. Il est fréquent de voir les enfants téter dans le bus, en pleine rue ou dans les parcs. Andra estime que cette habitude lui permet d’avoir un moment particulier avec son fils en plus de renforcer son système immunitaire.

Une famille avec des enfants à part

Amanie et Martin sont des enfants adorables, mais les limites sont bien différentes de ce que nous connaissons. Martin a la fâcheuse manie de lancer tout ce qu’il peut parterre, que ce soit liquide, solide ou autre. La cuisine est souvent sans dessus dessous. Très vite, nous comprenons pourquoi nous ne sommes pas là pour nous occuper des enfants. Nous ne sommes pas entraînés à garder notre calme dans ce genre de situation, ni à réagir aussi pédagogiquement qu’Andra ou David.

Quel va être notre rôle dans cette famille?

Comme je vous l’ai dit, nous n’avons ni la formation, ni l’entraînement pour gérer les enfants comme Andra et David le voudraient. Nous sommes donc ici pour les soulager des tâches ménagères afin de leur laisser plus de temps en famille et faire l’éducation des enfants à leur manière.

Commençons à travailler avec la famille

Normalement, nous devons travailler 3 à 4 heures par jour, mais nous prenons notre rôle très à cœur et mettons un point d’honneur à maintenir la maison le plus en ordre possible. Nous organisons le travail avec Andra, ménage de la maison une fois par semaine et la vaisselle et la lessive de la famille sont nos tâches quotidiennes.

Les repas en famille à peine terminés, nous avons déjà les mains dans l’évier. Entre temps, Martin continue à jeter tout ce qu’il peut sur le sol quand il n’est pas occupé à défaire toutes les pelotes de laine de sa maman et de les éparpiller partout dans le salon. Il ne nous laisse pas le temps de nous ennuyer ce petit chenapan. Malgré tout, nous nous attachons vite à ces bambins, à tel point, qu’un jour, Julien a l’idée de faire une tente avec des draps dans le salon, ils sont enchantés. Quoi de plus gratifiant qu’un enfant qui s’amuse et qui rit à gorge déployée?

À la découverte des environs

Le parc national Quebrada de Macúl

Chemin de l'entrée du parc national

Petites précisions

Ce parc fait partie des nombreux parcs de l’association des parcs de la Cordillère (des Andes), le lien vers le site. C’est l’un des poumons des environs de la ville de Santiago qui a bien besoin de renouveler son air quand on voit le SMOG qui s’y accumule entre autres à cause du fait que cette ville soit enfermée entre les montagnes et qu’avec sa population et l’abondance de la circulation, les gaz d’échappements n’ont aucun endroit par lequel s’évacuer.

D’ailleurs un employé d’une station de bus nous raconte qu’un ingénieux Chinois a proposé de simplement raser une des montagnes afin d’évacuer la pollution de la ville. Un génie cet homme….. Ou pas

Notre expérience

En moins de 20 minutes, nous arrivons à l’entrée où un garde de sécurité nous demande un numéro de téléphone au cas où nous ne sortirions pas avant la fermeture. Nous ne faisons pas tout le tour, mais nous découvrons des paysages assez impressionnants. Les chemins sont propres et variés entre bois et rivières, mais à notre grand désarroi, nous ne croisons aucun animal sauvage. Peut-être ce parc est-il trop fréquenté et la faune préfère gambader tranquille dans des endroits plus calme.

Le quartier écolo

Sur les conseils de la famille, nous nous rendons dans ce quartier à moins de 30 minutes à pied. Nous arrivons dans une communauté écolo et rencontrons quelques personnes qui vivent ici. Nous découvrons un ébéniste qui fait un travail formidable. Je dois avouer que je ne connais pas beaucoup de communautés écolo et j’étais assez curieuse d’en voir une. Finalement, ce sont surtout des commerces, bars, restaurants, boulangerie, magasin de vêtements, ébéniste et autres artistes écolo qui ont tout simplement décidé de vivre autrement.

Maisons écologique colorées

La viña Cousiño de Macul

Un peu d’histoire

Après l’acquisition des terres de Macúl, la famille Cousiño Goyenechea renouvelle les vignes et les mixe avec des pieds de Canernet Sauvignon et de Merlot venu de France. À la mort de son mari, Madame Goyenechea s’occupe seule de l’exploitation et en profite pour améliorer les conditions de travail des employés, ainsi que de fixer le procédé de fabrication pour avoir une qualité toujours plus ou moins identique d’année en année. Pour l’historique, c’est par ici. Pour le site général, c’est par-là.

Vue d'une vigne avec une feuille en avant-plan

Notre expérience

Je ne suis pas une grande amatrice de vin et il faut dire que comme dans n’importe quel vignoble, la dégustation est assez chère, ou en tout cas, bien au-dessus de nos moyens. Nous nous contentons donc de faire le tour de la propriété par nos propres moyens, ce qui est déjà enchanteur.

Santiago de Chile

Nous allons plus ou moins une fois par semaine en ville pour acheter nos légumes au marché et nous profitons de ce passage pour faire un peu de tourisme et parfois du shopping des choses que nous ne pouvons pas trouver dans notre quartier. Il faut dire que la famille nous fait découvrir les marchés des environs. Car ici, chaque jours il y a un marché dans un lieu différent.

Pour rejoindre Santiago, nous prenons le bus, le trajet dure environs une heure. Je consacrerais un article complet à la visite de Santiago de Chili avec des explicatifs complets et des historiques. Ici, je me propose juste de vous partager les grandes lignes de ce volontariat. Il me semble qu’il y a déjà bien assez à lire pour ne pas que je vous rajoute les détails de toutes nos visites de la capitale Chilienne.

La plaza de Armas

Cette place est devenue le cœur de la ville en 1541. A mon sens, elle est impressionnante par les bâtiments qui l’entourent, comme la cathédrale Metropolitana, voir le point suivant, le bureau de poste, les différentes statues, les gravures sur le sol représentant le plan de la ville à diverses époques et tant d’autres choses. Ce point sera également détaillé dans un article consacré exclusivement à la ville et aux endroits à voir ainsi qu’à leur histoire. En attendant, vous pouvez toujours vous rendre sur cette page en anglais.

La cathédrale Metropolitana

Un bâtiment imposant, et difficilement évitable lorsqu’on est sur la plaza de armas. La façade représente presque la moitié de ce côté de la place. Ce qui m’a le plus surpris, c’est le fait que l’intérieur soit aussi (si pas plus selon moi) spectaculaire que l’extérieur. Cette cathédrale a été reconstruite à plusieurs reprises suite à des guerres et des tremblements de terre. Pour plus de renseignements, voici le lien de ma source Wikipedia. Ce point sera également détaillé dans un article consacré exclusivement à la ville et aux endroits à voir ainsi qu’a leur histoire.

Intérieur de la cathédrale Metropolitana

Le cerro San Cristobal et son funiculaire

Anciennement, ce cerro s’appelait “Tupahue” qui signifie en Quetchua la sentinelle. Il culmine à pas moins de 880 m, c’est le deuxième point le plus haut de la ville de Santiago de Chili. C’est également un point très religieux où on peut trouver de nombreuses croix au design plus que surprenant, une église et un nombre incalculable de statues de saints célèbres. Certains visiteurs viennent en famille et laissent des offrandes sur les lieux prévus à cet effet afin de protéger leurs proches. Pour plus de renseignements, je vous renvoie à la page wikipédia en espagnol, car celle en français n’est absolument pas complète.

Le jardin de l’ancien congrès national

Juste à côté du musée de la mémoire, ce magnifique parc, en dehors de son attrait botanique, est un lieu idéal pour se promener en famille ou en amoureux, vous pouvez également visiter l’ancien palais des congrès qui a été reconstruit entre 1848 et 1855 selon les plans de l’architecte français Claude-François Brunet de Baines. Pour plus de renseignements, voici un nouveau lien wikipedia en espagnol. Je suis désolé, mais ce sont les sources les plus complètes que j’ai trouvées. Plus d’explication dans un prochain article consacré à la visite de la capitale chilienne.

Le musée de la mémoire et des droits de l’homme

Mural du souvenir représentant une carte du monde au musée de la révolution

Si vous voulez en savoir plus sur l’histoire du Chili, mais surtout sur l’époque de la dictature de Augusto Pinochet, vous ne pouvez pas rater ce musée. Il est immense et très complet (explicatifs écrits, en espagnol et en anglais et audio-guide également en espagnol et en anglais). Ce musée vous détaille cette époque sombre du pays qu’était la dictature de Pinochet. Personnellement, je ne m’étais jamais intéressée à l’histoire de ce pays et j’ai été assez choquée de ce que j’en ai appris. Ce dictateur, qui n’a régné que de 1973 à 1990, pourrait faire rougir Adolphe Hitler tellement il a commis d’atrocités. Vous aurez compris que j’ai beaucoup “aimé” (si je peux utiliser ce mot) cette visite et j’y ai appris énormément. Le lien wikipedia en espagnol. Les détails en français dans ce blog dans un prochain article.

Le street art dans la ville

Comme beaucoup de grandes villes dans le monde, Santiago a son lot de street art. Beaucoup d’artistes du monde entier sont venus pratiquer leur art sur les murs de cette ville. Il semblerait d’ailleurs que le Chili ai eu son heure de gloire en matière de street art, d’après ce qu’on nous a raconté. A l’apogée de ce courant, ce pays était très prisé par les artistes du monde entier.

La cerro Santa Lucia

Bâtiment dans le parc de Santiago

Ce cerro situé au cœur de la ville a une surface de 65300 m² et une altitude de 629 m au dessus du niveau de la mer. Son nom lui viendrait du jour ou San Pedro de Valdivia a pris la colline le 13 décembre, jour de sainte Lucie. Cette colline fût utilisée par les conquistadors pour surveiller les familles autochtones. Pour plus de détails, la page wikipédia en français, une fois n’est pas coutume. Et comme pour le reste, plus d’explications dans un prochain article dédié à Santiago

Le palace de la Moneda

Ce palais sert actuellement le siège de la présidence du Chili. Ce bâtiment est l’un des plus remarquables construit par les conquistadors au cours de la colonisation d’Amérique Latine. A l’origine ce bâtiment servait à frapper la monnaie, d’où son nom de moneda qui signifie monnaie en espagnol. Sa construction est confiée à l’architecte italien Joaquín Toesca de 1784 à 1805, année de son inauguration. Je vous envoie sur le lien wikipedia en français en attendant que mon article sur le sujet soit en ligne.

Le centre culturel du palais de la Moneda

A côté du palais se trouve le centre culturel, ouvert en 2006, il propose des expositions d’artistes chilien et internationaux. Sur une surface de 7200 m² comprenant 3 étages en souterrain, ce bâtiment est l’œuvre de l’architecte Undurraga Devés. Ici, ils proposent autant des films que des documentaires, des expositions photos, gravures, peintures et bien d’autre. Le site du centre en espagnol, désolé, mais celui-là n’existe pas en français. A suivre, les détails dans l’article sur Santiago.

Les marchés

Pour ceux que je n’ai pas vus, voici un site qui parle des autres, par contre, il est en anglais. Santiago est une capitale assez vaste, il y a donc beaucoup de marchés au quatre coin de la ville. Nous ne les avons pas tous visités par manque de temps et d’informations.

Le marché central
Intérieur du marché central

Ce marché se situe dans le centre historique de la ville, il a été construit en 1869 et fut inauguré en 1972. Il est classé monument historique depuis 1984. C’est un lieu idéal pour déguster et acheter des poissons et des fruits de mer, mais également, juste pour s’y promener et admirer son architecture. Le lien wikipedia en espagnol en attendant l’article en français sur ce blog.

Le marché de la Vega

Ce marché est mis en place sur l’initiative d’Augustin Gomez Gracia en 1985. Celui-ci fait construire un bâtiment en dure pour permettre aux familles d’agriculteurs de vendre leurs fruits et légumes locaux. Il le situe à côté du Rio Mapocho afin d’aider également à l’importation et à l’exportation. L’édifice est inauguré en 1916 et s’étend sur une surface de 600 m². Pour plus de détails, comme d’habitude, le wikipedia en français en attendant l’article complet sur ce blog.

Prêt pour les au revoir à la famille

Ce mois a encore filé, il est temps pour nous de dire au revoir à la famille, mais comme nous reprendrons l’avion de Santiago pour rejoindre l’Espagne, et que nous avons bien accroché avec cette famille, nous repasserons quelques jours après notre volontariat à Valparaiso. Malgré ça, les enfants ne veulent pas nous dire au revoir, Andra et David nous expliqueront qu’ils ont été très peinés de notre départ. Prochaine étape, Valparaiso, toujours au Chili où nous allons travailler dans un bed and breakfast

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    This article was written by Just L

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