Ju et Stl en vadrouille

Notre voyage à la "locale"

Mexique

Merida/Tapachula au Mexique

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Le Mexique

Mérida:

Comment rejoindre notre logement?

Après deux petites heures de vol, nous voilà arrivés à Mérida au Mexique. Pour commencer, nous devons trouver le moyen de nous rendre à notre logement. D’abord, localiser l’adresse sur Maps.me. Ça commence mal, impossible de la situer sur notre application. Finalement, nous demandons notre chemin à l’info tourisme de l’aéroport. C’est au moyen de google street view qu’ils nous montrent la direction à prendre. Et nous expliquent que nous devons aller jusqu’au centre et changer de bus. D’après eux, l’arrêt est à moins de 10 minutes à pieds de notre lieux de résidence.

Par chance, l’un des employés fini son service au même moment et nous accompagne jusque là. Tout d’abord, il nous montre l’endroit où prendre la correspondance et en profite même pour nous faire une petite visite de la ville. Contrairement aux idées reçues, il ne nous réclame aucun pourboire. Et attendra même avec nous que notre second bus arrive.

Enfin arrivés

Après une vingtaine de minutes de route, nous voilà à destination. Mais nous ne sommes pas au bout de nos peines, encore faut-il trouver la maison. D’abord, il faut savoir que les rues à Mérida sont organisées de la même façon qu’aux USA. C’est à dire, du Nord au Sud, les rues paires et de l’Ouest à l’Est les rues impaires. Une fois de plus, ce sont les locaux qui nous viennent en aide. Silvia la propriétaire du homestay que nous avons réservé nous fait visiter les deux étages de notre habitation. Au rez-de-chaussée, cuisine équipée et salon ensuite, au premier, une chambre avec un lit plus que king size et une douche. En plus de tout ça, elle nous fournit le souper, son fils voyage beaucoup et elle est consciente que les touristes n’ont pas toujours le courage de faire des courses à peine arrivés.

Allons à la découverte de Mérida

Se déplacer dans la ville

Premier jour, on prend nos marques, d’abord, le bus, il faut dire qu’au Mexique et dans une grande partie de l’Amérique latine, ce moyen de transport est très populaire. Déjà, parce qu’il est économique (environs 0,5€ par trajet) et ensuite, parce qu’ils sont réguliers. Il faut savoir que vous ne devrez jamais attendre plus de quinze minute avant d’en avoir un.

Bien sûre, ce ne sont pas des grands bus comme chez nous. Ici, ce sont des minibus qui peuvent accueillir en moyenne une quarantaine de personnes. Et c’est pour cette raison qu’il y en a souvent. Par contre, les chauffeurs sont  assez brusques, il faudra vous accrocher. Mais ne vous inquiétez pas, ils personnalisent leur véhicule de reliques religieuses. De cette manière, ils s’assurent et garantissent la protection de Dieu ou de n’importe quel saint.

Nous voilà à la plaza grande

Comme à notre habitude, nous partons à l’aveuglette découvrir la ville. Sur les conseils de notre guide, nous retournons en direction de la plaza grande. Premièrement, le passage de la révolution, un piétonnier couvert d’un toit en verre impressionnant qui relie la place à l’arrière de la cathédrale. Celui-ci est entouré d’un côté par un bureau de change, ce qui peut s’avérer très pratique, et de l’autre par la cathédrale San Ildefonso, un édifice gigantesque aussi majestueux de l’extérieur que de l’intérieur. D’ailleurs, ce lieux saint serait LA plus vielle cathédrale du Mexique. Construite en 1561 sur les vestiges d’un temple maya, avec LA plus grande statue intérieure du Christ. Et pour votre plus grand bonheur, elle est visitable gratuitement tous les jours de 6h à 12h et de 16h30 à 20h.

Après toutes ces belles découvertes, nous continuons notre tour et profitons de la place. Ici se mêlent, touristes, passants et pigeons qui se font la cours. Encerclant ce spectacle, nous pouvons également admirer le palais du gouverneur, le centre culturel El Olimpo, le musée Casa Montejo et Fernando Gracia, des constructions qui datent de l’époque coloniale (entre le 18ième et le 19ième siècle).

Les environs de la place

Il est encore tôt, nous allons voir un peu plus loin. L’info tourisme nous a conseillé quelques lieux, comme le quartier San Juan à moins de 500 mètres de là. Changement de décor, on nous parle d’un quartier, mais à vrai dire, ça ressemble plutôt à un parc. D’un côté, l’église construite entre 1769 et 1770 et de l’autre, l’arc qui marquait à l’époque la fin du quartier colonial et le début de celui des indiens. Ces bâtisses sont reconnaissable par leur couleur jaune pâle, couleur du Yucatan.

Et si on allait dîner?

La veille, notre guide nous a conseillé le marché de la ville, d’après lui, impossible de trouver plus typique… Nous voilà maintenant partis en direction de l’angle de la calle 65 et de la 54. En effet, ce marché rempli de petits restaurants semble bien typique. A peine rentrés, nous sommes harponnés dans tous les sens. Difficile de se faire passer pour des locaux avec notre teint pâle d’européen. Finalement, nous en choisissons au hasard. A première vue, ils proposent tous à peu près la même chose. Si vous êtes nareux, évitez ce genre d’endroit. Par contre, si vous êtes curieux de découvrir la cuisine local, c’est l’endroit idéal.

Qu’est-ce qu’on mange?

Intrigués par tant de noms exotiques, notre choix se porte vers une soupe de lima en entrée. C’est une sorte de bouillon de volaille assaisonné de citron et de tortillas, un délice (d’après nous!). Ensuite vient le plat principale, des torsadas et des tacos, rien à voir avec ce qu’on trouve en Europe. Et pour accompagner tout ça, quoi de mieux qu’un bon coca! Ici, l’entreprise à le quasi monopole et les bouteilles sont 1/3 plus grand que chez nous.

Mais quelle ambiance

A présent, parlons un peu de l’ambiance de l’endroit. Dans le restaurant que nous avons choisi, la cuisine est ouverte, les cuisinières vous concoctent les plats en direct. Celles-ci décortiquent les morceaux de poulet à la main sur l’animal déjà cuit et préparent le guacamole d’un geste sûre devant nos yeux ébahis par tant de maîtrise. Autours de nous, des mexicains à toutes les tables. Sauf une, quatre espagnoles venues se mêler comme nous à cette atmosphère typique. Devant nous, un groupe d’hommes d’un certain âge qui, emportés par l’euphorie du moment, chantent comme s’ils étaient seuls au monde.  Il est temps pour nous de quitter tout ce petit monde et d’aller voir un peu plus loin ce qu’il se passe.

De retour sur la place

Bref, nous revoilà sur la plaza grande, nous avions repéré la casa Montejo, bâtiment commandé par Don Francisco de Montejo et qui fût construit entre 1542 et 1549. Il faut savoir que ce monument classé appartient désormais à la banque du Mexique. Aujourd’hui, celle-ci n’occupe qu’une petite partie de l’édifice, le reste est consacré à des expositions permanentes et temporaires. Malheureusement pour nous, au moment de notre passage, les parties visitables sont fermées. Néanmoins, le gardien nous conseille de revenir le lendemain, et nous précise que du mardi au samedi, le site est accessible gratuitement entre 10h et 19h. Pour plus de renseignements, voici un lien explicatif en espagnol sur la casa Montejo.

Avides de découvertes, nous mettons le cap vers le marché artisanal, encore un piège à touristes! Mais il faut reconnaître que l’architecture de l’endroit est tout à fait splendide. De plus, à l’intérieur, vous pouvez voir et tester des hamacs réalisés d’une main experte par des artisans (d’après le vendeur).  Mais pas que! Vous trouverez aussi des statuettes représentant les différentes positions du kamasutra et des tapis qui colorent joliment l’endroit.

Et si nous allions plus loin?

Julien a repéré sur le plan l’hôtel-boutique Casa San Angel à l’entrée du paseo de Montejo. Effectivement la restauration de cette maison coloniale est assez belle à voir et montre bien l’architecture de l’époque, mais à part ça, pas grand chose. Maintenant que nous sommes dans le quartier, nous avançons sur le paseo et profitons de son infrastructure, las casas gemelas aussi appelées casas Barbachano, datant du début du 20ième siècle, plus loin, nous trouvons également le musée de l’anthropologie, la place Santa Anna, etc. Par la même occasion, nous programmons quelques visites de musées. Il commence à se faire tard, nous faisons quelques courses et rentrons, demain est un autre jour.

Dzibilchaltún

Comment s’y rendre?

A priori, personne ne peut ignorer le passé glorieux du Mexique. Connaissant cela, il nous semblait indispensable de voir au moins un site archéologique dans ce pays. Bien sûre, tout le monde connait Chichen Itza, à seulement deux heures de bus de Mérida, mais peu connaissent Dzibilchantún et sa cenote. Mais comment y aller, là est la question?

Pour en savoir plus, nous retournons au centre d’info tourisme qui nous dirige vers la station de bus. Cependant, pas de départ avant 13h30, il faut compter une bonne demi-heure pour s’y rendre et le site ferme à 16h30. Il faut trouver une autre manière de rejoindre l’endroit. Heureusement pour nous, il y en a d’autres.

Comme nous vous le disions plus haut, les systèmes de bus au Mexique sont très performants. La solution, prendre un combi (van pour maximum 10 personnes) vers Chablekal. Maintenant que nous sommes sur la calle 58 entre la 59 et la 57, à quelques rues de la station de bus, il ne nous reste plus qu’à attendre le bon véhicule. Ce qu’il faut savoir, c’est que ces transports ne démarrent que lorsqu’ils sont remplis. Nous sommes dans les heures d’affluence et nous ne devrons donc pas attendre longtemps.

Arrivés à la place de Chablekal, nous changeons de véhicule et prenons un moto-taxi pour aller jusqu’au site. Au premier regard, difficile de s’imaginer que cet engin puisse nous emmener où que ce soit, et pourtant…

Ça y est, on y est

C’est la basse saison et il est encore tôt, pas ou presque pas de file à l’entrée. Par contre le prix d’accès est de 77 pesos par personne, environs 3,50€ pour la cenote, les ruines et le musée, ce qui les vaut largement de notre point de vue. En contre partie, il est  interdit de rentrer avec de la nourriture ou des sacs à dos, ces derniers sont à confier à la réception qui dispose de casiers pour les visiteurs. En échange de votre sac, la réceptionniste vous donnera une plaquette avec un numéro afin que vous puissiez récupérer votre bien en sortant.

Allons nous rafraîchir dans la cenote

Armés de nos essuies, nous voilà partis à la découverte de l’endroit. Tout d’abord, il faut dire que ce site maya n’est qu’à 17 km de Mérida et qu’il offre une histoire aussi glorieuse et intéressante que d’autres lieux plus renommés au Mexique, comme par exemple Chichen Itza, mais à un prix bien plus démocratique.

Dzibilchaltún, « Où il y a des écritures sur les pierres plates« , voilà la traduction de ce mot étrange. En référence aux nombreuses pierres tombales trouvées sur le site. Celui-ci a été découvert en 1950. Cet ancien site arbore des édifices impressionnants, mais également une cenote splendide mesurant environs 100 mètres de large et dont la profondeur varie entre 1 et 45 mètres. Celle-ci porte le doux nom de cenote Xlacah, qui veut dire « vieux village » en maya. Mais parlons du lieux en lui-même, car en plus de son histoire, ce bassin est éblouissant par son décor. Un mélange de couleurs, entre le bleu limpide de l’eau, le gris de la pierre, le vert de la végétation et les couleurs des oiseaux qui viennent s’y poser, le spectacle est complet. Pourtant, ce n’est pas fini, en plus de tout ça, vous pouvez vous y baigner!

Marchons vers le temple du soleil

Après avoir profité une bonne heure de ce bassin naturel quasi désert, nous partons à la découverte des lieux. D’abord, une église espagnole du 16ième siècle, ensuite les nombreuses ruines de maisons et de lieux sacrés, le tout datant de 500 avt JC. Mais le plus spectaculaire est sans nulle doute le temple du soleil. A chaque équinoxe, le soleil traverse ses fenêtres de part en part pour illuminer l’allée principale. D’après les photos, ce spectacle est magique.

Intrigués, nous nous interrogeons sur l’utilité des ruines qui entourent ce monument.  C’est à ce moment-là que l’un des gardiens nous interpelle pour nous expliquer leurs fonctions. « A cette époque, l’édifice était entouré de bains de vapeur et de bureaux pour les nombreux scientifiques, hommes politiques et autres nobles gens venus étudier le lieux ». Il nous montrera aussi quelques clichés pris durant la dernière éclipse. C’est émouvant de voir cet homme passionné par son travail et sa culture.

Finissons la visite par le musée

Après tout ça, il ne nous reste qu’une petite heure avant la fermeture des portes et le musée semble assez grand. Comme nous ne voulons rien rater de cet endroit, de sa culture et de son histoire, nous nous dépêchons de le rejoindre. Divisé en trois salles, nous apprenons tour à tour, l’architecture, la manière de vivre et de tailler la pierre, mais également de nombreux détails sur l’invasion espagnole et la manière dont ils ont imposé leur culte dans cette région du globe. Par la suite, nous verrons aussi des pièces trouvées sur le site lors de sa découverte, comme un os de mouton taillé avec une finesse impressionnante. Et à l’extérieur, quelques maisons typiques de l’époque Maya avec leurs toits en paille et leurs murs en bois.

Le temps file et il est maintenant l’heure de rentrer, un dernier plongeons et nous rejoignons l’entrée du site, où nous prendrons un bus jusqu’à Merida.

Des cenotes, des cenotes et encore des cenotes

Avant dernier jour de notre séjour, ici, il fait chaud et la cenote de Dzibitchaltún nous a tellement plu que nous avons décidé d’en voir d’autres. Apparemment, celles de Homún sont assez impressionnantes et relativement proches de Mérida.

Comment on y va?

Le but de notre voyage est de vivre comme les locaux, nous prendrons donc encore le bus. Comme pour Dzibitchaltún, ce sera un combi sur la calle 67 en face de la station de bus Noreste, il faut juste trouver celui en direction de Homún, mais c’est écrit dessus. Au pire, les chauffeurs renseignent volontiers les touristes perdus. Par contre, il vaut mieux parler espagnol, car leur anglais est assez approximatif. Cette fois encore, nous attendrons qu’il soit rempli, mais ça ira de nouveau très vite. Il nous faudra une heure pour rejoindre le village. Le conducteur nous dépose juste devant la place où prendre un moto-taxi pour faire le tour des cenotes.

Un petit tour en moto-taxi jeunes gens?

Une fois de plus, nous choisirons au hasard. Après une vague négociation, le prix sera de 500 pesos (+/-21€) pour nous emmener dans 5 cenotes différentes tout au long de la journée. D’après les sites internet, le prix est d’environs 300 pesos pour quatre personnes en haute saison. Il faut préciser que le Yucatan est une région connue pour ses cenotes et le village de Homún en est l’un des plus fourni. Cet endroit est également célèbre pour son architecture traditionnelle.

Après avoir choisi notre guide du jour, nous montons dans une embarcation équipée d’une sono maison. C’est la musique à fond que nous parcourons les chemins de terre et les paysages désertiques vers la première cenote, Cachunten. Ce que nous n’avions pas compris, c’est que dans le prix de la course ne comprenait pas l’entrée à chaque bassin, 30 pesos par personne (1,30€). Ce n’est pas grand chose, mais il faut le savoir.

Tous à l’eau

Comme vous le savez si vous avez suivi le lien sur Dzibitchaltún, sinon, le revoici). Les cenotes peuvent se trouver en plein aire, mais sont majoritairement dans des grottes ou souterraines. Cette première, Canunchen, est souterraine et pour une question d’hygiène, il est obligatoire de prendre une douche avant d’y entrer. Le moment est venu de descendre l’échelle pour rejoindre l’eau. Là, nous sommes ébahits par les lieux, il fait sombre, mais quel spectacle. Il y a même une corde et un plongeoir, on se croirait dans un parc aquatique désert. Nous ne pourrons rester que 30 minutes, d’abord pour ne pas surcharger l’endroit et ensuite, parce que nous ne sommes pas les seuls à faire le tour.

 

 

 

Quatre autres cenotes nous attendent encore tout autours de ce village pittoresque. Les moto-taxis sont d’ailleurs de merveilleux guides pour vous emmener à la découverte de ces bijoux de la nature.

Plus impressionnants les uns que les autres, ces bassins offrent des spectacles aussi divers que variés. Certains sont remplis de chauves-souris qui dansent autours de votre tête sans jamais vous effleurer, d’autres ressemblent à des puits entourés de végétation aussi colorée qu’abondante.

Déjà l’heure de rentrer

Par contre, le moto-taxi finira la visite par deux cenotes à côté de la place où il nous a chargé, celle de Tza Ujun Kat et celle de Pool Uinic. Nous supposons que si nous n’avions pris que trois cenotes, il aurait également terminé par celles-là. Chaque moto-taxi a son tour en fonction des clients et de ses collègues.

Il est 17h, toutes les cenotes ferment leurs portes, il est temps pour nous de rentrer. Cette journée nous aura permis d’abord de nous rafraîchir, mais également de voir une autre facette du Mexique. En effet, nous avons eu le temps de faire connaissance avec notre chauffeur. C’est un jeune homme d’à peine 16 ans qui conduit les gens depuis qu’il a l’âge de 8 ans. Cependant, il ne semble pas se plaindre de sa situation. D’après lui, ce métier permet d’apprendre plusieurs langues, en tout cas quelques mots utiles, de faire des rencontres et surtout de nourrir sa femme et son fils de un an. C’est partagés entre émerveillement et choc de culture que nous reprenons la route vers Merida

Déjà le dernier jour

Et si on se cultivait un peu
Le musée de l’anthropologie pour commencer

Toutes les bonnes choses ont une fin et ce soir, nous prenons le bus pour Tapachula. Mais avant de partir, nous voulons encore visiter quelques musées. Direction le Paseo Montejo pour rejoindre le Museo Palacio Canton à la découverte de la culture et de l’histoire de cette région.

Ici, l’entrée est de 60 pesos (environs 2,5€). Voilà le prix à payer pour pouvoir déambuler dans cette maison vielle de plus de 100 ans avec ses escaliers et ses vitraux majestueux.  Cette demeure a appartenu successivement au générale Francisco Cantón Rosado, qui lutta pendant la guerre de casta contre les mayas rebelles, pour être ensuite vendue au gouvernement du Yucatan qui l’utilisa tour à tour comme école des beaux-arts, école primaire et maison du gouverneur pour enfin être reconvertie en musée. Où nous pouvons maintenant découvrir l’histoire du Yucatan à travers de nombreuses statues et explications sur l’histoire et l’évolution des Mayas.

Et sur la place, on peut aussi se cultiver?

Parce que nous n’avons pas encore eu le temps de voir ni la casa Montejo, ni le palais du gouverneur, nous retournons sur la place. Ici, les entrées sont gratuites. Nous commençons par le palais du gouverneur, qui fut construit à l’emplacement de l’ancienne maison royale. Et dans lequel sont exposées les peintures de Fernando Castro Pacheco. Celles-ci ornent les murs du salon de l’histoire et les corridors.

Pour conclure notre tour culturel, nous traversons la place pour rejoindre la casa Montejo dont j’ai déjà parlé plus haut. Ici aussi l’entrée est gratuite. Tout d’abord, nous entrons dans le bureau-bibliothèque. Là, c’est le choc, nous faisons un bond dans le temps. C’est comme s’il s’était arrêté entre la fin du 19ième siècle et le début du 20ième. S’en suivent le salon et la chambre, meublés de la même façon. Dans la pièce suivante; un exposition de vêtements d’une styliste Yucatan. Et pour finir la salle à manger et ses boiseries du sol au plafond avec des trompes l’œil.

Bâtiment imposant surplombant la plaza Grande

Tout le monde à bord

Tapachula sera notre dernière étape avant le Guatemala.  Nous avons décidé de couper le trajet en deux. Il faut savoir que ce trajet dure environs 20 heures, sans compter les retards éventuels. Effectivement, en Amérique latine, en générale, il faut prévoir un retard de minimum une heure sur l’horaire annoncé et ça, quelque soit la société choisie. D’abord, parce qu’ils ne peuvent pas tout prévoir, et ensuite, pour une question d’attractivité, d’après nous.

Mais il faudrait peut-être d’abord acheter les billets

Pour notre part, nous avons choisi la société ADO, car c’est celle pour laquelle nous avons trouvé le plus de commentaires positifs. Quelques jours avant, nous sommes allés repérer la station de bus et nous renseigner sur les prix. A notre grande surprise, c’était BEAUCOUP plus cher que ce que nous avions trouver sur les différentes plateformes. Finalement, nous nous résignons à les acheter en ligne.

C’est sur ClickBus que nous porterons notre choix. Après un long moment de recherche, ce site propose les billets les moins chers. Plus tard, nous apprendrons que si l’achat est fait la veille, ou avant, le prix est moitié moins cher. Apparemment, c’est le cas pour toutes les compagnies et c’est le même principe dans une grande partie de l’Amérique centrale.

Premier long trajet en bus

L’heure du départ est arrivée, direction la station de bus. Il faut avouer que nous sommes un peu nerveux, à quoi va ressembler le bus, dans quelles conditions allons-nous voyager, quelle sera le niveau de propreté, etc. Comme demandé, nous arrivons bien plus d’une heure à l’avance. Sachant la durée approximative du trajet, nous avons prévu de quoi manger pour la route. Lors de notre précédent passage, nous avons repéré quelques échoppes où grignoter avant le départ. Cette fois, nous tenterons un sandwich local composé de poulet ou de porc, d’avocat et d’oignon. Devant nous, des condiments majoritairement pimentés avec lesquels nous pouvons agrémenter notre repas si nous le voulons.

Ça y est, on y est, notre bus vient d’arriver sur le quai. C’est avec joie que nous découvrons un intérieur propre et de grand luxe, il faut le reconnaître. Pour la modique somme de 2142 pesos (un peu plus de 90€) pour nous deux, on est assez satisfaits. Bien sûre à ce prix-là, il ne faut pas compter sur des repas dans le bus et les sièges ne sont pas inclinables à 180°, mais nous avons quand-même une couverture et un cousin pour un trajet plus confortable et les toilettes sont très propres pour une compagnie d’Amérique latine.

Vite à l’hôtel pour une bonne nuit de sommeil

Il est 14h30, le lendemain, nous arrivons avec une petite heure de retard, c’est raisonnable. Avant de quitter la station de bus, nous devons prendre nos billets pour Guatemala city où nous sommes attendus le lendemain. Nos bagages sur le dos, nous nous dirigeons vers le guichet de TicaBus. D’abord parce que nous voulons tester plusieurs compagnies, ensuite, parce que les prix semblaient meilleur marché.

Maintenant que nous avons nos billets, nous voilà partis en direction de l’hôtel que nous avons repéré la veille sur booking. Comme nous savons que nous devrons prendre le bus tôt le lendemain, nous choisissons en fonction de la proximité par rapport à la station de bus. Finalement, nous opterons pour l’hôtel Tapachula. Arrivés sur les lieux, nous déposons nos affaires et partons directement à la recherche d’un endroit où faire quelques provisions pour le bus du lendemain.

Manque de chance, il n’y a pas de supermarché dans les environs, nous nous rabattons sur des saucisses enrobées de pâte à gaufre pour le trajet vers Guatemala city. De retour à l’hôtel, nous n’avons plus envie de chercher un restaurant et souperons sur place des spécialités locales. C’est le ventre bien rempli que nous rejoignons notre chambre pour une bonne nuit de repos avant la prochaine destination, le Guatemala.

L’avis de Julien

« Le Mexique, pays emblématique de l’Amérique Latine, et dernier pays d’Amérique du nord (et oui, ce n’est pas encore l’Amérique centrale!). Nous avions choisi le Yucatán car cette région est sur le trajet entre Cuba et le Guatemala.

Mais d’avoir entendu quelques personnes m’en parler avant de partir voyager, j’avais un peu peur de tomber dans un endroit très touristique, style hôtels all-in et restos touristiques hors de prix.

Ma peur était infondée, Mérida est bel et bien une ville mexicaine, avec ses marchés, ses micros (bus), son tourisme tranquille et surtout ses mexicains accueillants. Et puis quelle vie dans cette ville! Bien sûr, il m’a fallu mettre de côté mon concept de propreté (oui, il faut oublier les villes propres en Amérique Latine), mais j’ai vite compris que les mexicains ont autre chose à faire que de nettoyer les rues: ils vivent ensemble! Ils sont avides de rencontres et sont fiers de leur pays et de leur culture?

Cette petite visite d’un petit coin du Yucatán m’a donné envie d’en découvrir beaucoup plus sur le Mexique. En quelques jours à peine, j’ai eu l’occasion de voyager entre visites urbaines, historiques, découvertes de sites archéologiques, détente dans des endroits naturels époustouflants et surtout, contacts humains vrais, honnêtes et très enrichissants! »


Les plus

  • La quantité impressionnante de choses à voir à Mérida
  • Les mexicains, leur contact et leur soif de partager
  • La proximité des sites extérieurs à voir (Dzibilchaltún, cenotes,..)
  • La nourriture


Les moins

  • Le manque de propreté… mais on oublie vite!
  • La distance entre le logement et le centre ville.

L’avis d’Estelle

« Cette deuxième étape a été pour moi un enchantement, après Cuba où le temps était plutôt mitigé, nous sommes arrivés sous le soleil et la chaleur. C’est avec joie que j’ai découvert la culture Yucatán. Des gens serviables et souriants.

La ville en elle-même m’a charmée, son architecture et ses rues colorées, il n’en fallait pas plus. Par contre, le mois de janvier n’est pas la bonne période pour acheter un bikini. Je suis partie sans en me disant que j’en trouverais facilement un et certainement moins cher. Mais je n’avais pas pensé que pour eux aussi, le mois de janvier, c’était l’hivers. Ce qui veut dire, pas la saison de la baignade. Après une dizaine de magasins, on a fini par trouver, en solde qui plus est. Encore une chance, car le lendemain, on allait se baigner dans la cenote de Dzibitchaltun.

Ce qui m’a le plus plu, c’est le marché où nous avons mangé. D’abord parce que la nourriture était bonne, mais surtout parce que nous étions plongés entre les locaux.

Si je devais conseiller des endroits à voir, je dirais que Dzibitchaltún était ma préférence, entre culture et divertissement, ce lieux est le bon endroit pour mieux comprendre la culture Maya. Par contre, les explicatifs sont en anglais ou en espagnol, il faut le savoir. »

Les plus

  • Les cenotes avec leur environnement unique et le rafraîchissement qu’elles procurent.
  • Le fait d’être hors saison, il y a moins de monde dans les lieux à visiter et souvent, les prix sont moins chers.
  • Le climat de janvier, ni trop chaud, ni trop froid.
  • L’amabilité et la serviabilité des mexicains.
  • L’architecture coloniale impressionnante.

Les moins

  • Les lieux les plus touristiques sont souvent ce qu’on nous a conseillé.
  • Les commerçants ambulants sont à l’affût des touristes.
  • Les chevaux des calèches qui sont trop maigres.

Les astuces

Cette rubrique est en partie un résumé de ce qui précède. Si vous avez lu tout l’article, ceci peut vous servir de pense-bête.

  • Si vous êtes perdus, n’hésitez pas à vous rendre dans un centre info-tourisme
  • Les rues de Mérida sont organisées  comme celles des USA, du Nord au Sud, les rues paires et de l’Est vers l’Ouest, les rues impaires
  • Prendre le bus est très économique et ils sont réguliers, mais les chauffeurs conduisent de façon assez brusque
  • Les visites gratuites sur la plaza grande, la cathédrale San Ildenfonso, la casa Montejo et le palais du gouverneur
  • Sur le site de Dzibitchaltún (équivalent de Chichen Itza en moins cher et plus près de Mérida), interdiction de rentrer avec de la nourriture ou des sacs à dos. En cas de besoin, des casiers sont à disposition
  • Autre moyen de transport, le combi, plus petit et un peu plus cher, ce sont des vans qui sont aussi efficaces que les bus. Par contre, ils ne démarrent que lorsqu’ils sont complets
  • Outre cela, le Yucatán est la région des cenotes, un moto-taxi sera votre guide, n’hésitez pas à négocier les prix. Celui-ci ne comprend pas l’entrée aux cenotes
  • Si vous voulez circuler en car pour des longs trajets, prévoyez d’acheter vos billets la veille, le prix sera moitié moins cher que le jour de votre départ.

 

 

 

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