Ju et Stl en vadrouille

Notre voyage à la "locale"

Avant le grand départ / La décision

La décision

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Comment avons nous pris une telle décision?

Tout d’abord, il faut dire qu’une décision pareille engendre des conséquences. Finalement, ça ne fait 6 mois que nous sommes en couple. Comme à notre habitude, nous parlons beaucoup et ce soir-là, nous refaisons le monde, nous évoquons tout ce qui ne nous convient pas dans nos vies.

C’est à ce moment-là que nous nous rendons compte que nos voyages précédents nous ont fort marqués. Bien plus que ce que nous pensons. Et nous nous rendons compte que la société dans laquelle nous évoluons ne nous correspond plus, ni à l’un, ni à l’autre.

Bref, on avait besoin de changement, mais quoi et comment ?

En y réfléchissant bien, la conversation revient toujours au même point : nos voyages respectifs, ce besoin de découvertes, de rencontres de nouvelles cultures, de nouveaux paysages, etc.

L’avis de Julien :

« Enfant, j’ai eu plusieurs fois l’occasion de partir à l’étranger via des voyages scolaires.

Suisse, Angleterre, Italie, Tunisie,… Et surtout au Sénégal ! Là, c’est le choc !

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En effet, ce voyage a créé au fond de moi un changement important. La découverte d’une culture radicalement différente, et le temps passé avec les sénégalais, ont bousculé ma vision du monde.

En grandissant, est venue l’heure de commencer une vie professionnelle, une vie « active ». Et le moment pour moi de réaliser à quel point je ne me sens pas à ma place dans cette société où j’évolue depuis ma naissance.

Je dois changer d’air. »

Les plus :

  • Réaliser un rêve, m’écouter
  • L’excitation qui monte au moment de prendre la décision
  • Avoir un projet

Les moins :

  • Savoir que je vais devoir me séparer de beaucoup de choses et réaliser que ça ne va pas être facile
  • Réaliser la quantité énorme de choses qu’il y a à faire, surtout du point de vue officiel

 


 

L’avis d’Estelle :

« Depuis que je suis partie à Madagascar, plus rien n’a de sens. Là-bas, les gens n’ont pas d’argent, pas de smartphone, pas de chômage, pas de sécurité sociale, ni d’assurance lorsque leur maison faite de bambou et de feuilles de palmiers est emportée par l’une des tornades qui touchent le pays plusieurs fois par an. Mais ils ont le sourire, sont solidaires entre eux et débrouillards.

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Quel contraste quand je rentre en Europe et retrouve ma culture. Celle-là même où malgré le fait d’avoir accès à tout, les gens continuent à te plaindre sans agir.

A partir de ce moment-là, il m’a fallut plus d’un mois pour me « réadapter ». Mais l’idée de partir vivre ailleurs, qui grandi dans ma tête depuis que je suis petite fille, prend alors tout son sens et devient un besoin. Je suis seule et sans argent, ce n’est pas le moment. Et puis, il faut dire que je suis encore trop attachée à mon confort européen et j’ai certainement encore besoin d’apprendre des choses, mais je sais que ma destinée est ailleurs, et maintenant, c’est une certitude. »


Les plus :

  • Me sentir comprise dans mon besoin de changement
  • Découvrir de nouveaux pays
  • Prendre un nouveau départ
  • Changer de vie
  • Apprendre une langue

Les moins :

  • Quitter mes proches
  • Ne plus avoir de repères
  • La peur de l’inconnu
  • Assumer ma décision vis-à-vis de mes proches qui ne pourraient pas comprendre et pourraient me considérer comme égoïste.

Après toutes ces discussions, nous finissons par nous rendre à l’évidence, nous ne voulons plus vivre en Belgique. Ok, mais comment partir ? Actuellement, Estelle est au chômage, et Julien n’a pas de travail non plus. Il faut être réaliste, sans argent le projet semble difficilement réalisable.

Alors comment avoir de l’argent ? Premièrement, trouver un travail, ça semble évident. Mais Estelle cherche depuis un an déjà sans succès. De son côté, Julien trouve bien quelques petits boulots en intérim, mais les factures sont là et nous devons manger. De plus, nous avons quelques petites dettes derrière nous.

A cœur vaillant, rien d’impossible. Nous restons optimistes, et redoublons d’efforts.

Avant de nous connaitre, Estelle avait déjà le projet de faire un tour du monde de 3 mois. D’ailleurs, elle avait commencé à mettre sa monnaie dans une boite. Cela peut paraître stupide et simpliste, mais il faut un début à tout. Au moment de notre rencontre, elle a déjà 500€ de côté. On est d’accord, ce n’est pas avec ça qu’on refait sa vie ailleurs, mais c’est un bon départ.

On commence à rêver. Disons qu’on part dans un an, on trouve un travail à temps plein dans maximum deux mois. Admettons qu’on ai un salaire de 1000€ par mois chacun, on remet l’appartement et on vend tout, nos meubles, nos voitures, tout ce qu’on a. En faisant un plan financier rapide, on estime la valeur des deux voitures à +/- 11.000€. Si nous travaillons un an avec un salaire de 2000€ à nous deux, en comptant les frais courants et les dettes, il nous reste environs 800€ par mois à mettre de côté, ce qui nous ferait un total d’environs 20.000€ pour partir. Ce qui est largement assez lorsqu’on veut se rendre en Amérique latine et peut-être même pour payer quelques loyers à notre point de chute.

Nous ne sommes peut-être pas si utopistes que ça.

La décision est prise, dans un an, on change d’air.

Vient le moment de l’annoncer à la famille…..

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