L’idée

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Quand deux utopistes se rencontrent, ça abouti souvent à des projets complètement fous. Notre idée était de tout vendre en Belgique et de partir à la découverte du monde.

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Pourquoi cette idée?

Je ne crois pas au hasard et je pense que tout ce qui arrive dans une vie a une raison d’être. Lorsque j’ai rencontré Julien, nous étions tous les deux dans un tournant de nos vies, chacun de son côté terminait une relation amoureuse. Autant vous dire qu’à cette époque, aucun de nous ne s’imaginait se mettre en couple et encore moins partir à l’autre bout du monde.

Après plusieurs mois de longues conversations, nous finissons par nous rapprocher et par trouver des points communs et des envies similaires. Nous sommes à un carrefour de notre vie et avons besoin d’un grand changement. Notre inadaptation à la société nous rapproche, mais plus encore notre soif de découverte.

Chacun de nous a été marqué par un grand voyage révélateur, Julien, c’est le Sénégal, à 18 ans et moi, c’est Madagascar pour mes 30 ans. Ce contact avec une autre réalité nous a ouvert à autre chose et nous a confirmé notre besoin viscéral d’autre chose.

Pour, nous, c’est évident, nous ne sommes pas faits pour vivre en Belgique et surtout pas dans ce système capitaliste. Pour la première fois de ma vie, je rencontre quelqu’un qui comprend ce mal-être, cette impression de ne pas être à sa place, ce besoin oppressant de changer d’air et de vie, mais surtout de découvrir le monde.

Où?

idée - main avec une épingle pointant une destination sur une carte du monde

Quelques années auparavant, Julien a voyagé à travers le monde avec son ex-femme pendant toute une année. Ils ont pris une année sabbatique et sont partis de l’Australie vers l’Asie. Mais avant ça, il avait déjà pas mal baroudé en Europe et au Sénégal. De mon côté, j’avais parcouru une partie de l’Europe, de l’Afrique et un peu d’Asie. Au moment où nous commençons à parler du projet, il nous semble normal de partir dans un endroit que ni l’un, ni l’autre ne connaît. Un nouveau départ pour de nouvelles découvertes.

Nos critères sont assez basiques, un continent chaud et si possible uni par la langue. Nous épluchons les choix que nous avons, les USA, si on veut fuir le capitalisme, ce n’est pas le meilleur endroit. L’Asie ou l’Afrique, nous en connaissons déjà une partie et ces continents ne sont pas vraiment uni par la langue. Notre choix se porte donc tout naturellement vers l’Amérique Latine. Aucun de nous deux n’y a jamais mis les pieds, c’est un terrain “vierge” et plus de 90% du continent y parle espagnol. Un nouveau défi se profile maintenant, apprendre une nouvelle langue.

Comment?

Replaçons-nous dans le contexte. Nous n’avons pas de travail et je suis la seule à toucher du chômage. Heureusement, Julien est motivé et trouve vite des petits boulots ponctuels. Ces petites rentrées d’argent supplémentaires nous aident à joindre les deux bouts. Soyons honnête et réalistes, nous ne partirons pas du jour au lendemain. En même temps, une telle idée demande de la préparation et de la réflexion pour passer de l’idée à la réalisation.

Première étape: trouver un travail

Ça fait déjà plusieurs mois que je suis au chômage et malgré des recherches acharnées, des passages réguliers dans les agences intérims. Je ne trouve rien. Ça s’annonce mal pour rassembler une somme suffisante pour notre aventure. Je reste optimiste, c’est un de mes pires défauts, je vois toujours le verre à moitié plein. Et il faut aussi dire que je suis assez têtue et quand j’ai une idée en tête, je mets tout en place pour la concrétiser.

A cœur vaillant rien d’impossible

Et puis, nous voulons quitter la Belgique pour de bons, ce qui veut dire que nous allons vendre tout ce que nous avons. Ce qui comprend deux voitures, pas mal de meubles et Julien a une belle collection de GI Joe (pour les plus jeunes, ce sont des figurines des années 1990) et de train miniature qui a eux seuls pourraient nous rapporter une belle somme d’argent.

De quelle manière?

Si je voyage, c’est pour être immergé dans la culture, pas pour passer mon temps dans des hôtels ou des condominiums sécurisés. Pour se faire, j’aimerais voyager majoritairement en bus, parce que c’est plus économique et que ça me permettra de voir les paysages et d’être avec les locaux. Je me sens aussi très concernée par l’environnement, j’évite donc au maximum les avions.

Idéalement, j’aimerais être chez l’habitant et pour ça, il y a le couchsurfing. Mais rester plusieurs semaines chez quelqu’un qu’on ne connaît pas, ça me semble difficile. Et j’aurais l’impression de profiter de l’hospitalité des gens. De plus, nous avons déjà testé ce système. Peut-être que c’était une question de malchance, mais chaque fois, ça a été compliqué de trouver des personne qui puissent accueillir un couple. Ces expériences ne nous rassurent pas pour prendre le risque pour notre départ. Et puis, autant innover, le couchsurfing ne nous a pas convaincu, pourquoi ne pas tenter le volontariat?

L’idée du volontariat

poupées de différentes nationalités devant une map monde

Pourquoi ne pas travailler en échange de nos services? Il existe un nombre impressionnant de sites qui proposent ce genre de service dont le plus connu est Woofing. Après quelques recherches dans ce sens, je me rends compte que l’abonnement à l’année est assez cher et en plus qu’il n’est valable que par pays. Ça ne nous arrange pas du tout. Nous pensons traverser une dizaine de pays, à 50€ l’abonnement, ça fait un peu cher pour notre périple petit budget. Nous continuons nos recherches.

C’est à ce moment-là que je me rappelle de cet événement où on m’a parlé de Workaway. En creusant un peu, on apprend qu’ils sont présents dans la plupart des pays d’Amérique Latine et que l’abonnement est valable dans le monde entier. C’est beaucoup plus raisonnable à moins de 50 € pour nous deux à l’année. Nous aurons vite rentabilisé ces frais, même si nous ne travaillons pas partout. Et pour nous convaincre encore plus, le fait que leur champ d’action soit étendu nous donne de grandes chances de trouver au moins un volontariat à chaque endroit et de cette manière d’économiser les logements en échange de quelques heures de notre temps. Je vous explique plus en détails ce site dans l’article que je lui ai consacré. C’est par ici.

Mais il y a des conditions

Je suis une acharnée de travail et ça ne me dérange pas de bosser tout le temps si j’ai une compensation. Mais Julien ne voit pas cette idée du même œil, pour lui, voyager, c’est aussi se détendre et il met ses conditions. Nous sommes deux dans cette aventure et il faut faire des compromis pour que ce moment soit agréable pour tout le monde.

Je dois reconnaître que je ne prends pas assez de temps pour moi et ça ne me fera pas de mal de lever un peu le pied. Pour lui, il est donc hors de question de travailler tout le temps et ce voyage peut aussi m’apprendre à adopter un nouveau rythme et de me détacher de cette course permanente qui m’épuise nerveusement. Pour appuyer son point de vue, Julien me fait remarquer que la plupart des pays d’Amérique Latine sont vraiment bon marché et qu’il serait dommage de ne pas en profiter. C’est ainsi que nous décidons donc de travailler uniquement dans les pays où le coût de la vie est le plus élevé.

Quand?

idée - calendrier - quand

Bien sûr, si nous pouvions partir demain, ce serait génial. Mais il y a des choses à mettre en place pour que notre idée soit un succès. Comme je l’ai dit plus haut, nous n’avions absolument pas les fonds pour partir du jour au lendemain. Ensuite, je louais mon appartement, je devais donc remettre mon renom. Et il fallait également réfléchir à ce que nous allions faire de nos affaires si nous décidons de partir pour un aller sans retour?

Sans oublier que nous ne pouvons décemment pas partir sans avertir nos proches, amis, familles de notre départ. Nous ne voulons pas quitter la Belgique comme des voleurs sans leur dire au revoir. Tout naturellement, l’étape suivante sera de prévenir notre entourage de notre décision de nous expatrier pour une période indéterminée.

L’annonce

C’est moi qui commence

C’est au mois d’octobre que nous annonçons à nos familles respectives notre intention. Personnellement, ma seule famille, ce sont mes frères et mes neveux et nièces. Ils me connaissent et savent que quand j’ai une idée en tête, ce n’est pas la peine d’essayer de me raisonner. Peut-être un peu sous le choc et dans l’incompréhension, ils ne réagissent pas vraiment quand je leur fais part de notre projet. En même temps, je leur ai assez souvent dit qu’un jour, je partirais m’installer loin, au soleil, ils s’attendaient probablement à ce que ce moment finisse par arriver et peut-être même qu’ils s’y étaient préparés. À ma grande déception, ils ne m’encouragent pas dans ma résolution de tout quitter, mais ne me retiennent pas non plus.

Pour être complètement honnête, je n’aurais jamais décidé de partir si je n’avais pas eu la certitude de pouvoir garder contact avec eux. Aujourd’hui, nous avons la chance d’avoir Internet et d’être capable de s’appeler de n’importe où dans le monde. Nous avons toujours été une famille très liée et si je n’étais pas partie avec Julien, je n’aurais jamais envisagé de m’installer dans un autre pays et encore moins sur un autre continent. Malgré tout, depuis mon voyage à Madagascar, je sais que je dois partir et le premier deuil que j’ai dû faire quand j’ai réalisé ça, c’est que je devais quitter mes proches, être loin d’eux. Rien n’est jamais tout blanc ou tout noir.

“Faire un choix c’est renoncer.”

Au tour de Julien

idée - dessin d'un épouvantail pensif assis sur un tabouret

C’est au cours d’une soirée d’Halloween que nous annonçons notre projet fou à sa famille. Les réactions ne se font pas attendre et nous sommes bombardés de questions, où, quand, comment, etc? Ils ont besoin de concret pour croire en notre plan. Mais nous n’en sommes qu’à l’ébauche et très vite nous sommes catalogués de doux rêveurs.

La semaine précédent notre départ, sa sœur ainée nous avoue que personne dans sa famille ne croyait que nous irions jusqu’au bout et que ce n’était qu’une nouvelle lubie de leur frère. Mais lorsque nous avons quitté mon appartement et que nous avons commencé à squatter à droite et à gauche, les choses devenaient vraiment concrètes. Je dois avouer que même pour moi, ce n’est qu’au moment où nous avons acheté nos billets d’avion pour Cuba que c’est devenu réel.

Après l’idée, la suite

Maintenant que c’est annoncé et que l’idée est lancée dans la tête de notre entourage, il faut mettre les choses en place pour que l’idée devienne réalité. C’est le moment de la préparation….

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    This article was written by Just L

    Encore un blog voyage vous dites-vous et vous aurez bien raison. Mais avant de vous faire une idée, lisez ceci: Ce blog n'est pas comme les autres, pas question de vous vendre des photos de carte postale. Mon but en alimentant cette page est de partager mes expériences de voyage, mes joies, mes peurs, mes galères, mais également, mes astuces et mes bons plans. Le voyage, c'est ma drogue, découvrir des cultures, des façons de penser, de parler, de manger, etc. Voilà pourquoi je suis sur les routes, pour m'ouvrir l'esprit. Parce que je ne suis pas riche et parce que ça me permet d'être au cœur de la culture, je fais des volontariats, en règle générale chez des locaux. En échange de quelques heures de travail par jour, je suis logée gratuitement et parfois même nourrie. Partager avec les gens et leur montrer qu'il ne faut ni être superman, ni être riche pour découvrir le monde, c'est ça le but de ces pages. En espérant vous faire vivre ma passion.